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Archive for the ‘Tabagisme’ Category

Paillasson anti-fumeurs

Ce paillasson (photos 1 à 3) a été proposé par le centre culturel El Sawy au Caire.
L’autre tapis (4) ne l’était pas, c’est la version pour fumeurs 😉

Source: Direct Daily

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Catégories :Tabagisme

L’addictature médicale (1)

8 février 2009 2 commentaires

"La loi Rochon sur le tabac" – Une atteinte à notre liberté !
Par Jean Garneau, psychologue, juin 1998 (il y a 10 ans…)

Il y a quelques jours, l’assemblée nationale du Québec adoptait une nouvelle loi À L’UNANIMITÉ. Pour une fois, TOUS les députés sont d’accord non seulement sur un point, mais sur cet ensemble complexe que constitue une loi dont la mise en application s’étendra sur 10 ans. Quel événement !

    • Bon ! De quoi je me mêle ?
    • Le psychologue qui se met à faire de la politique!
    • Qu’est-ce que ça vient faire dans La lettre du Psy ?
    • Attendez un peu, vous allez voir qu’il s’agit bien de psychologie…

Pour qu’on mette temporairement de côté toute partisannerie politique en faveur d’une unanimité qui se veut un message à la population, il faut qu’il s’agisse d’une décision d’une importance humanitaire vraiment indiscutable. Bannir les armes atomiques ou chimiques? Rendre efficace la lutte contre le crime organisé? Porter un coup majeur au commerce de la drogue dans les écoles? Détruire les préjugés en favorisant une connaissance directe entre les personnes?

Non, ces dossiers sont tous intéressants, mais nettement moins urgents! Et ils sont tellement complexes qu’on ne peut arriver à une décision unanime. Non, il s’agit de ce que les journalistes appellent "la loi Rochon sur le tabac". Les mérites de cette loi sont tellement évidents que tous les députés ont décidé de faire front commun!

Personnellement, ça ne m’affecte aucunement. Je ne suis ni fumeur, ni anti-fumeur et la politique m’intéresse peu. Pourquoi y consacrer le mot de la fin?

Croyez-moi, ceci n’a rien de politique. C’est vraiment comme psychologue humaniste que je réagis et ce sont les implications ainsi que les conséquences pour les personnes qui me préoccupent. En effet, il me semble inquiétant qu’il ne reste aucune voix pour souligner le profond mépris des personnes et la subtile déshumanisation qui se cache entre les lignes d’une telle décision. C’est d’autant plus alarmant que nous voyons de plus en plus de ces nouvelles lois qui imposent à tous un point de vue uniforme, présenté sous les traits du bien commun ou de la vertu. Voyons comment…

Le raisonnement est assez simple: la cigarette est dangereuse pour la santé des fumeurs et même pour celle de leur entourage. Comme l’État doit assumer le coût des soins qui découlent de l’usage du tabac (à travers l’assurance maladie), il se considère en droit d’avoir des exigences sur l’usage de ce produit nocif. Puisqu’on n’ose pas interdire complètement (rendre illégal) l’usage de la cigarette, on s’appuie sur l’interdiction de fumer dans les endroits publics, sur la limitation des lieux où on peut se procurer du tabac et sur l’interdiction de plus en plus complète de la publicité sur ces produits. On espère qu’en conséquence les gens, surtout les jeunes, fumeront moins et qu’à long terme on diminuera les frais des services médicaux.

Pourquoi m’en faire avec ça ? Je ne suis pas personnellement concerné ! Pourtant, je deviens inquiet lorsque je pense à la variété de secteurs de notre vie où on pourrait tenir le même raisonnement, avec des arguments semblables et tout aussi pertinents. Imaginons un peu ce qui nous attendrait si…

Imaginez si on appliquait les mêmes principes à la consommation d’alcool qui, comme chacun sait, est à l’origine de nombreux problèmes de santé, de la majorité des accidents de la route, d’une panoplie de problèmes sociaux et conjugaux. Les coûts de tous ces problèmes sont aussi élevés que ceux du tabac. Pourquoi ne pas interdire complètement la consommation d’alcool dans les endroits publics, de même que la vente et la publicité ? Après tout, c’est à peu près ce qu’on faisait à l’époque de la prohibition et ce n’est pas si loin de ce qu’on fait déjà.

Et pourquoi pas interdire complètement les relations sexuelles? À l’époque du SIDA, nous savons tous qu’il s’agit d’une forme de plaisir dangereux, même dans l’intimité! Et le traitement est vraiment très coûteux. L’insémination artificielle est tellement plus hygiénique et plus facile à contrôler.

Mais il y a aussi l’alimentation dont les effets sur la santé et les frais médicaux sont bien connus. On ne peut aller jusqu’à interdire de manger, mais pourquoi ne pas interdire complètement les aliments qui contiennent du gras, du sucre, du sel, ou du cholestérol et le "fast food" tandis qu’on y est. On pourrait s’inspirer des religions qui ont des exigences à cet égard depuis des siècles.

Et il ne faut pas oublier le stress, cause majeure de maladies cardiaques. Il faut l’interdire! On ne peut, bien sûr, empêcher un certain stress dans l’intimité lorsque les relations familiales sont difficiles, mais on pourrait au moins l’interdire au travail. Il suffirait de forcer toutes les entreprises à prévenir tout stress chez leurs employés. Pour s’assurer de l’efficacité de cette exigence, on pourrait forcer les employeurs à assumer les coûts de tout traitement nécessaire lorsque la prévention se serait avérée inefficace. Évidemment, il serait difficile d’imposer cette norme aux travailleurs autonomes, mais ou pourrait les considérer comme une exception. Après tout, on le fait bien en décidant qu’il est toujours permis de fumer dans les bars, les casinos et les prisons! (Humm… Pourquoi donc ?)

Au bout du compte, avec toutes ces mesures, nous pourrions peut-être tous mourir en santé, sans avoir eu besoin de nous faire soigner. Et combien de décisions difficiles chacun de nous aurait évité. Quel soulagement et quelle détente! Nous saurions d’emblée ce qu’il faut faire pour demeurer en santé et nous n’aurions même pas le choix de nous y conformer.

Cette extrapolation peut vous sembler excessive. C’est de la pure fiction! Pourtant, à bien y penser, nous n’en sommes pas si loin. Même ceux d’entre vous qui ne vivez pas en Amérique du Nord, ne vous croyez pas à l’abri de cette attitude des pouvoirs publics. Voyez plutôt…

Je me souviens encore de mon étonnement lorsque j’allais à Vancouver (Colombie Britannique) il y une douzaine d’années. J’y découvrais un univers où la chasse aux fumeurs avait atteint des niveaux d’intensité et d’efficacité tellement incroyables (à mes yeux de Québécois) que ça m’apparaissait comme un harcèlement chargé de haine. Je me trouvais chanceux de vivre au Québec où de tels abus ne pouvaient exister ! Pourtant, avant-même l’adoption de la nouvelle loi Rochon, l’univers dans lequel je vis maintenant est plus contraignant et dogmatique que celui qui me scandalisait tant vers le milieu des années 80.

Il me semble assez clair que de plus en plus d’organismes publics et de plus en plus de groupes de pression cherchent à prendre pour nous les décisions qu’à leur avis nous prenons mal. Et ils y parviennent de plus en plus souvent. Sous prétexte de mieux assumer LEURS responsabilités sociales, ils font des choix pour nous et décident de la façon dont nous devons assumer NOS responsabilités. De cette façon, ils s’emparent d’une des caractéristiques les plus essentielles à notre dignité d’êtres humains: notre liberté. Cette liberté qui nous permet de faire des choix individuels, de guider nous-mêmes notre vie et notre recherche du bonheur.

Pourquoi on nous vole notre liberté ? C’est, bien sûr, parce qu’on estime que nous l’exerçons mal. On considère que nos critères de choix ne sont pas les bons: il devient alors nécessaire de choisir à notre place ce qui est vraiment bon pour nous.

Le problème, c’est qu’avec la liberté viennent les conséquences qui découlent nécessairement des décisions (bonnes ou mauvaises) que nous prenons. Certaines de ces conséquences sont prévues et recherchées, comme la "détente" que procure une cigarette dans une situation tendue. D’autres sont imprévues, accidentelles ou non souhaitées, comme la dépendance envers le tabac ou la maladie qui peut découler de son usage régulier sur une période prolongée.

Que les conséquences soient voulues ou non, prévues ou non, elles font partie des choix que nous faisons. Chacun de nos choix est porteur de ses conséquences, même si nous choisissons toujours avec une connaissance imparfaite du présent et de l’avenir. C’est parce que les résultats découlent en partie de ces choix que nous apportons tant de soin à prendre des décisions éclairées.

Si les conséquences étaient distribuées au hasard, indépendamment de nos actes, il serait absurde de réfléchir avant d’agir. Il serait insensé de chercher à comprendre la réalité et les situations dans lesquelles nous sommes si cette connaissance ne nous permettait pas de faire des choix qui donneront des résultats plus proches de ce que nous désirons. Sans ce lien entre nos actes et leurs conséquences, le seul comportement approprié serait une impulsivité aveugle. Pourquoi faire attention en traversant la rue si c’est seulement le hasard (et non mes précautions) qui décidera si je serai renversé par une voiture. Plus globalement, la question devient: pourquoi choisir mes actions avec soin si les résultats sont tous distribués par une loterie ?

Le fait d’assumer nous-mêmes les conséquences de nos décisions et de nos actes est essentiel pour donner un sens à notre vie. Quels que soient les objectifs, les idéaux ou les besoins qui guident nos efforts, ils n’auraient aucun sens sans un lien direct entre nos actes et leurs conséquences, ainsi qu’entre nos choix réels et nos actions. La poursuite de tout objectif exige qu’on dispose d’un pouvoir au moins partiel de déterminer notre avenir; sans ce pouvoir, il devient absurde de choisir un objectif.

Lorsque quelqu’un d’autre (gouvernement, conjoint, ami, etc.) choisit d’assumer à notre place un certain nombre de conséquences de nos actes, il affaiblit d’autant notre capacité réelle de vivre pleinement. En nous privant de notre influence sur les résultats réels de nos choix, il nous retire notre capacité de rechercher efficacement notre bonheur. Il devient alors presque normal qu’il assume également notre liberté de choisir nos actes. Nous ne sommes plus compétents pour diriger notre vie et même pour choisir le sens que nous voulons lui donner.

La liberté n’est pas une sinécure: elle fait partie des quatre défis fondamentaux que nous présente notre existence d’humains. (Voir: http://www.redpsy.com/livre.html#liberté ) Mais nous en priver est une atteinte directe à notre intégrité. Lorsqu’on nous offre de nous soulager des conséquences de nos choix erronés, il est important de ne pas oublier que nous serons également privés du bénéfice qui découlerait de nos choix judicieux.

Je ne souhaite à aucun être humain de vivre dans un univers où les résultats qu’il obtient ne dépendent aucunement de ses actes. Je n’ai que faire d’un univers où je n’ai pas la possibilité de faire des erreurs ou de faire des choix différents de ceux de mes voisins. Je revendique mon droit de faire mes erreurs et d’en avoir toutes les conséquences. C’est par là que j’obtiens ma capacité de réussir ma vie et de choisir dans quels termes je veux lui donner un sens et l’évaluer.

Non merci, je ne veux pas être protégé des conséquences de mes actes et de mes choix. J’aime autant une prison de brique avec des barreaux en métal ! Au moins on pourra y fumer sans que ce soit illégal…

Jean Garneau

"La loi Rochon sur le tabac" – Une atteinte à notre liberté !
Par Jean Garneau, psychologue
Ce texte  est tiré du magazine électronique
"La lettre du psy", Volume 2, No 6: Juin 1998

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Lettre à ma cigarette

17 novembre 2008 Laisser un commentaire

Par Christophe Marx (AGIS)

Bien chère cigarette,

Je connais ta sensibilité et c’est la raison pour laquelle je prends soin de t’écrire, au lieu de te parler de vive voix.
Souviens toi, notre histoire remonte à plus de dix ans… Nous nous sommes abordés comme çà, pour faire plaisir aux copains.
Moi, je frimais un peu, et toi, tu n’étais pas peu fière, fumante entre mes doigts.
C’est vrai que tu avais de l’allure !
En fait, je ne t’ai pas aimé d’emblée, tu sais.
Parfois, au début, j’avais l’impression que tu m’étouffais.
Et puis, je me suis habitué…. Tant et si bien que je ne suis plus arrivé à démêler la passion de l’habitude.
Avoue que c’est un comble !

Peu à peu, je me rendis compte que je ne pouvais plus me passer de toi.
J’aurai fait des kilomètres dans la nuit pour te trouver.
Ah! c’était de l’amour, du vrai. Sans toi, je me sentais démuni, sans soutien, sans amie.
Car tu étais une amie.
Fidèle, sauf durant les rares journées de grève des buralistes.
Tu te rends compte ? Je pouvais compter sur toi, quoiqu’il arrive.
Même seul, surtout seul !, je pouvais te sentir là , présente, chaude, grésillante avec ta sympathique (et toujours renouvelée) petite pointe rouge.

Au moins, ce qu’il y avait de bien avec toi, c’était une sorte de vie… Oui, quand je te sortais du paquet, tu étais là toute blanche, vierge, pour moi tout seul.
Je décidai du moment où j’allais t’allumer, et là, tu vivais ta vie de cigarette : trois, quatre minutes….
Et puis tu mourrais.
Je pouvais t’écraser, et jouer avec ton mégot dans le cendrier.
Je pouvais te lancer du bout des doigts, tchac, avec élégance, là où je voulais. Tout cela à ma convenance.
Je t’aimais tu sais, tu n’imagines pas combien c’est grisant de faire ce que l’on veut de quelqu’un.
Dans notre relation, tout, rigoureusement tout dépendait de moi.
J’étais le patron, libre de te prendre ou de ne pas te prendre, de te jeter à mi-course, ou de tirer de toi tout ce que je pouvais.
Toi, si docile…

Et surtout, surtout, le plus extraordinaire, c’est ceci :
lorsque j’en avais terminé avec toi, lorsque j’avais épuisé la fugace jouissance de la possession, au lieu d’être accablé par le deuil de cette courte expérience, je savais qu’une autre pouvait sortir du paquet, aussi facilement que je t’avais jetée ou écrasée.
Tu comprends, avec toi, j’avais ARRÊTÉ LE TEMPS !!
Sans douleur, sans deuil.
La mort, ma mort était vaincue puisque le temps ne passait plus.
Toujours les mêmes gestes, la même sensation, la même griserie, le même espoir jamais trompé.
J’ai vécu avec toi une expérience fascinante, et je te remercie d’avoir été là, sans aucune faille, pendant toutes ces années, où j’ai tant eu besoin de toi.
Ta vie me rappelais à la mienne, j’étais vivant puisque je te consommais.
Oh! bien sûr, j’ai su me passer de toi quelques mois, par-ci, par-là .
Mais tu sentais bien, bougresse, que je continuais à avoir besoin viscéralement de toi.
Tu savais que ta fumée dans mes poumons me manquait.
Que j’avais besoin d’être pénétré par toi, avec cette féroce régularité.
Même si j’avais mal. Même si mes bronches brûlaient, même si je me réveillais en pleine nuit parce que je croyais étouffer.
Tu savais que j’avais besoin que tu continues. Toujours et toujours plus, sans la menace que tu t’arrêtes jamais.

Mais mon corps commence à dire non. Car je faisait beaucoup de sacrifices, pour toi :c’est souvent comme çà dans les relations passionnelles.
Le sacrifice de mon air à moi, personnellement.
Le sacrifice des odeurs de la forêt. de mes odeurs à moi, c’est-à -dire celles que j’aime respirer.
Je ne sentais plus que toi. A travers mes quintes de toux, je n’étais plus que toi.
Rempli de toi. Comme le cheval de Troie, tu avais investi les lieux.
C’était trop, ou trop peu : il fallait me prendre totalement ou me laisser tranquille.
Tu n’a su faire ni l’un, ni l’autre.
Ta présence ne vaut pas le prix de ma liberté. Je te voulais docile, mais volontaire, présente et absente, tu t’es fait trop insistante, et maintenant, je ne t’aime plus.
J’ai beaucoup de tristesse, en te disant adieu.
Tous les plus beaux moments de ma vie, je les ai passé jusqu’à maintenant avec toi.
Cà ne s’oublie pas, tu sais. Maintenant, j’ai à commencer le deuil de toi.
Le deuil du temps qui ne passerait pas, le deuil de mon éternité.
Ma cigarette, douce cigarette, je garde pour toi un petit coin de mon coeur.
Même si j’ai failli crever de toi. C’est peut-être çà qui signe les grands amours ?

Je te retrouverai sûrement entre les doigts d’un autre.
Je te ferai un petit clin d’œil — “tu te souviens ?”– et je passerai mon chemin.
Sans doute aussi, j’aurai un violent besoin de toi, encore.
Et je me roulerai en boule sur mon lit.
Je pleurerai sur cette amie présente et dont je ne veux plus.
Et qui voulait ma mort en croyant me faire vivre.

J’ai peur, mais je prendrai le risque de vivre sans toi.
Le risque d’être moi, jour après jour, le même. Et pourtant différent.

Voilà , je n’aurais pas osé te dire cela en face. Je suppose que notre séparation va te faire de la peine.
Après tout, cigarette, tu n’étais qu’un nuage de fumée délétère.
So long, baby, tu peux rester avec tes cow-boys.

Christophe Marx

(un beau texte à méditer sur le deuil inévitable d’une vieille relation)

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Ça chauffe sur le caillou

9 novembre 2008 Laisser un commentaire

Ça chauffe en Nouvelle-Calédonie, et pas seulement parce qu’il y fait toujours beau : une grève des services fiscaux prive l’ile de cigarettes ! 

Le monopole du tabac existe en Nouvelle-Calédonie depuis 1917. Le gouvernement détient ce monopole d’un point de vue fiscal, à travers la direction des services fiscaux, dont dépend directement la régie locale des tabacs. Cette dernière est donc l’unique importateur du territoire. Toutes les cigarettes qui entrent en Calédonie passent par ses mains.

Chaque année, en moyenne, la régie achète 335 tonnes de tabac, soit l’équivalent de 335 millions de cigarettes (tous types de tabacs et cigares compris). Mais le rôle de la régie n’est pas seulement d’importer le tabac mais aussi de le revendre, en récupérant au passage les taxes incluses, dont une partie sert à faire de la prévention santé.

La grève des fonctionnaires pour leur prime de fin d’année dure depuis près d’une semaine… La tension monte chez les fumeurs soudain privés de leurs cigarettes durant ce long week-end de la Toussaint.

Source : Plus de cigarettes sur le Caillou !

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Les Nouvelles Calédoniennes Des cigarettes aujourd’hui ?

Avec les centaines de commentaires : Calédosphère – Bienvenue en Nouvelle-Calédonie, le plus beau Pays du Monde…  Rendez-nous nos cigarettes, et vite en plus !

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Malbacks versus Johny Patch

20 février 2008 Laisser un commentaire
Envoye par Mouetterieuse

 
Malback VS Johnny Patch
par SOLAB

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The art of quitting

21 juillet 2007 Laisser un commentaire

La communication intitutionnelle
des autorités de Santé, aux mains des médecins, qui sont aux mains des
laboratoires pharmaceutiques, a essentiellement pour but de faire vendre des
médicaments censés aider au retour à l’abstinence durable. Avec les médiocres
résultats que l’on sait… Mais ça ne fait rien, Pharmageddon est à l’oeuvre,
dussent les souhaits de nos fumeurs être sacrifiés sur l’autel des cours de
bourse des représentants de Big Pharma.

Si, comme nous le préconisons une approche plus psychologique, discipline qui
s’enseigne dans les Facultés de Sciences Humaines et fait l’objet d’un résumé
de 30 heures au maximum dans le cursus d’un médecin (…), était privilégiée,
nous connaitrions sans doute de meilleurs succès. Mais dans ces temps où ce qui
n’a pas de valeur marchande est mis au rebut les services en psychologie, cela
ne fait pas marcher la
bourse. Alors on n’en parle pas trop.

Il existe quelques initiatives de ci de là : par exemple ce site créé en janvier dernier par
René, un artiste inspiré : si la question vous intéresse ou si vous envisagez
de cesser le tabagisme, une visite vous procurera quelque plaisir. Mon extrait préféré :

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Fascisme rampant

Les dernières déclarations relatives à la dangerosité de la chicha par le Dr Dautzenberg, basées sur des études biaisées et démenties par le spécialiste international de cette pratique, le tabacologue Dr K.T. Chaouachi, nous font penser que l’intervention publique prend le caractère d’un fascisme rampant.

Pierre Lemieux avait rapporté les travaux de Robert Proctor, historien primé à la renommée Princeton University sur la lutte contre le tabagisme initiée par les nazi. Son ancien ouvrage, introuvable ou presque est présenté comme suit :

"On peut imaginer deux sortes de monde que nous léguerons à nos enfants. Dans l’un de ces mondes, les gens craignent tout et leur ombre, mais à l’exception de l’État, lequel les enserre pour leur propre bien dans la "tyrannie administrative" que Tocqueville avait prévue. C’est un monde doux et calme, mais morne, sans saveur, sans fumée et sans odeur, où les produits sont tous emballés de la même manière, où des avertissements et interdits de l’autorité figurent partout.

Dans la novlangue de la rectitude politique, on n’y parle plus de flirt, mais de harcèlement sexuel, plus de vin mais d’alcoolisme, plus de tabac mais de tabagisme, plus de jeu mais de risque.

"L’autre monde se situe aux antipodes: c’en est un de diversité, de couleurs, de liberté, de responsabilité, où chaque individu vit sa vie comme il l’entend, en assumant le risque de ses plaisirs et l’angoisse de sa mort. À la place de dispositifs qui administrent de la nicotine, de la caféine ou de l’éthanol à des ressources humaines remplissant leurs fonctions sociales, on y voit des gens qui fument, qui sirotent du café noir et qui boivent du vin de Bordeaux.

"Un dénominateur commun unit ces deux mondes : le taux de mortalité y est également de 100 %. Mais les individus qui meurent ne sont pas les mêmes : dans le premier cas, ce sont des esclaves ; dans le second, des hommes libres."

Pierre Lemieux : Tabac et liberté. L’État comme problème de santé publique, Montréal, Éditions Varia, 1997 (encore disponible en version anglaise)

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